Les psychomotriciens peuvent réaliser des injections

L’arrêté du 7 Juillet 2021 é été publié et ouvre le droit à l’injection du vaccin contre la COVID-19 pour l’ensembles des professionnels de santé paramédicaux, conventionnés ou non.
Sur le principe, les psychomotriciens ne peuvent que saluer la volonté du gouvernement de placer, enfin, les psychomotriciens sur la même ligne que les autres paramédicaux, et dans le cas présent en tant qu’acteurs de la stratégie vaccinale du gouvernement. De ce fait, les psychomotriciens sont désormais autorisés à injecter les vaccins à toute personne, à l’exception des personnes ayant des antécédents de réaction anaphylactique à un des composants de ces vaccins ou ayant présenté une réaction anaphylactique lors de la première injection.
Il convient par ailleurs de préciser que cet ouverture aux Psychomotriciens relève d’une décision unilatérale du Ministère, la FFP et l’AFPL n’ayant jamais fait état d’une quelconque revendications sur ce point, et elle n’a pas été consultée par le ministère en amont de cette décision.
Cette autorisation sera précédée d’une formation d’environ 2h auprès d’un professionnel de santé formé à cet acte. Si vous êtes intéressé, vous devez vous rapprocher du centre de vaccination le plus proche afin d’obtenir les différents détails utiles.
Les conditions de rémunération sont déjà établies par l’arrêté du 1er Juin. Celles-ci sont fixées (en brut) comme suit : 20 euros entre 8 heures et 20 heures, 32 euros entre 20 heures et 23 heures et entre 6 heures et 8 heures, et 40 euros entre 23 heures et 6 heures ainsi que le dimanche et les jours fériés.
Factuellement, cela revient à payer les psychomotriciens 2 fois moins que les professions de santé conventionnées dont les tarifs ont été fixés par cet arrêté du 7 Juillet.
La FFP au nom des psychomotriciens, s’est, lors de la présentation du dispositif par le Ministère, étonnée – et a évidemment contesté – cette différence de rémunération qui va du simple au double, et que rien, a priori, ne justifie.
Au final, nous notons donc une première volonté du Ministère de la Santé pour enfin cesser de traiter notre profession à part des autres, mais il lui reste encore du chemin à faire pour que l’égalité de traitement soit enfin une réalité, et non plus un objectif à atteindre.